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États-Unis. Mur à la frontière mexicaine : Donald Trump aggrave la crise

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photo trump dramatisé la menace que ferait poser les migrants. © carlos barria / upi / maxppp

Trump dramatisé la menace que ferait poser les migrants.© CARLOS BARRIA / UPI / MAXPPP

Mardi 8 janvier, le président américain a redemandé 5,7 milliards pour construire une barrière en acier anti-migrants. Mercredi soir, il a claqué la porte d’une rencontre avec les démocrates à la Maison-Blanche. Ce jeudi 10 janvier, il sera sur la frontière mexicaine, auprès des douaniers et policiers qui montent la garde.

Vingtième jour de shutdown ! Le triste record de 1995-1996 (21 jours) risque d’être battu puisque Donald Trump et les élus démocrates n’ont toujours pas trouvé de terrain d’entente sur le financement de la construction d’un mur à la frontière avec le Mexique. « Les deux camps ont le sentiment que s’ils cèdent, cela leur coûtera politiquement extrêmement cher », estime le sénateur républicain Marco Rubio.

Mercredi soir, le président américain a brusquement quitté une rencontre à la Maison-Blanche avec les tnéors démocrates. « Le Président s’est levé et est parti », a relaté Chuck Shumer, leader des démocrates au Sénat, juste après l’événement. « Totale perte de temps » a tweeté de son côté Donald Trump au même moment.

En parallèle du bras de fer politique, 800 000 fonctionnaires et des millions de travailleurs américains subissent les effets négatifs du shutdown. Même la finance s’en émeut. Bank of America Merrill Lynch a chiffré l’impact sur la croissance à 0,1 point du produit intérieur brut. L’agence de notation Fitch pourrait réduire sa note de crédit « triple A » des États-Unis si l’impasse budgétaire actuelle continue d’entraver l’établissement du budget et pousse le gouvernement à dépasser le plafond d’endettement.

Deux camps inflexibles

Mardi soir, lors d’un court discours au ton offensif, Trump a diabolisé les migrants et les démocrates. Les premiers étant considérés comme des meurtriers, complices des « coyotes » qui utilisent la frontière sud pour introduire « de vastes quantités de drogue, dont méthamphétamine, héroïne, cocaïne et fentanyl » sur le territoire US. Les seconds comme « des politiciens qui continuent de permettre que davantage de personnes innocentes deviennent d’horribles victimes » et dont l’inaction est « immorale ».

Ce jeudi, Trump sera-t-il de nouveau tenté de recourir à des mesures « d’urgence nationale » à l’occasion de son déplacement au Texas « pour rencontrer ceux qui sont en première ligne » ? Selon la porte-parole de la Maison-Blanche, une telle décision « reste certainement une option, quelque chose qui demeure envisageable. C’est une question que l’on étudie ». L’objectif reste le même : construire un mur à la frontière mexicaine, mais désormais en barres verticales en acier et non en béton.

Béton ou acier, qu’importe. Aux yeux des démocrates, l’heure ne semble pas à la conciliation. « Le président Trump doit cesser de prendre les Américains en otages, doit cesser de créer de toutes pièces une crise » migratoire et humanitaire à la frontière, a lancé la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi.

 
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