![]() |
Appel, « décision politique »… Ce qu’il faut retenir de l’interview de Marine Le Pen sur TF1... |

Marine Le Pen sur le plateau du 20 h de TF1 ce lundi 31 mars 2025. © CAPTURE D’ECAN TF1
Marine Le Pen, condamnée ce lundi 31 mars à une peine d’inéligibilité de 5 ans, était l’invitée du journal de 20 heures de « TF1 ». L’ancienne candidate à la présidentielle, qui voit ses chances de se présenter en 2027 réduites presque à néant, a dénoncé une « décision politique » et a demandé à la justice de « se hâter » en vue d’un procès en appel.
Quatre ans de prison dont deux ferme sous bracelet, une amende de 100 000 € et, surtout, une peine d’inéligibilité de cinq ans, exécutable immédiatement. Jugée coupable de détournement de fonds dans le procès dit des assistants parlementaires du RN, Marine Le Pen a été condamnée ce lundi 31 mars 2025 à une peine qui l’empêchera très probablement de se présenter à l’élection présidentielle de 2027. Un jugement auquel elle a réagi ce lundi soir sur le plateau du journal de TF1.
Pour Marine Le Pen, « l’État de droit a été totalement violé »
C’est « une décision politique », a d’abord estimé la cheffe de file du Rassemblement national, le visage grave. « La magistrate a assumé très clairement de mettre en œuvre l’exécution provisoire de l’inéligibilité, c’est-à-dire en réalité, de rendre mon appel inutile, pour m’empêcher de me présenter et d’être élue à l’élection présidentielle », a ensuite jugé Marine Le Pen. « Si ça n’est pas une décision politique, je ne sais pas ce que c’est ». « L’État de droit a été totalement violé par la décision qui a été rendue », a poursuivi l’ancienne présidente du Rassemblement national, candidate à l’élection présidentielle en 2012, 2017 et 2022.
« Au moment où nous nous parlons », « la présidente du tribunal a condamné la favorite à l’élection présidentielle à cinq ans d’inéligibilité sans motivation », a poursuivi Marine Le Pen. « Dès les premières heures, de ce procès j’avais compris que nous serions jugés de manière partiale », a également estimé la fille de Jean-Marie Le Pen.
Lire aussi : ÉDITORIAL. Marine Le Pen condamnée : un jugement n’est pas un déni de démocratie
Un appel « le plus vite possible »
L’ancienne candidate à la présidentielle a rappelé qu’elle allait interjeter appel « le plus vite possible ». « Je vais faire appel parce que je suis innocente, nous sommes tous innocents », a-t-elle poursuivi.
Marine Le Pen a toutefois regretté ne pas avoir « la maîtrise » de la date du procès en appel. « Il faut que la justice se hâte ! », a-t-elle lancé, suggérant que ce second procès l devait avoir lieu avant l’élection de 2027 pour lui permettre le cas échéant de se présenter une nouvelle fois à la magistrature suprême.
Lire aussi : REPORTAGE. Marine Le Pen inéligible : à Hénin-Beaumont, des électeurs inquiets et « ultra-déçus »
Quid de Jordan Bardella ?
Interrogée par Gilles Bouleau sur la figure de Jordan Bardella, l’actuel président du RN qui pourrait éventuellement la remplacer dans la course à l’Élysée, Marine Le Pen a estimé qu’il était un « atout formidable pour le mouvement ».
Mais « j’espère que nous n’aurons pas à user de cet atout plus tôt qu’il n’est nécessaire », a-t-elle lancé, expliquant être toujours « combative ». « Je ne vais pas me laisser éliminer ainsi », a-t-elle conclu. « Je ne suis pas démoralisé, je suis indignée. »
Source : Maville.com